Articles de Pierre Bonnasse autour de la Sophrologie
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Exercice sophrologique dans l'eau
Dans la mer, un lac, une piscine ou simplement dans votre baignoire, ressentez profondément l’eau dans laquelle vous reposez, ainsi que le flux et le reflux de votre respiration calme et naturelle.
L’eau, alliée de la sophrologie !
Relaxez votre corps de la tête aux pieds en prenant conscience de vos différents tissus, peau, muscles, os et organes. Ressentez l’énergie qui vibre à travers eux.
Puis prenez conscience de l’élément liquide dans votre corps, en commençant par ressentir la circulation de votre sang dans tous vos membres.
Étendez votre attention au liquide qui baigne votre cerveau et à tout l’élément eau qui compose en grande partie vos différents organes.
Prenez le temps pour vivre cette agréable sensation de fluidité, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de votre corps. En inspirant, conscience de l’élément liquide et de sa fluidité (dedans et dehors), en expirant, ressentez un profond sentiment de bonheur vital.
À chaque inspiration, remplissez-vous des qualités subtiles et positives de l’élément, avec l’expiration, intégrez joyeusement ses propriétés relaxantes au cœur de toutes vos cellules.
Si des pensées apparaissent, laissez-les couler sans vous laisser prendre dans leurs courants. Accueillez-les simplement, sans jugement.
Contentez-vous d’observer ce qui apparaît, de ressentir dans le corps, de contempler la vie à l’œuvre. Souvenez-vous que les profondeurs tranquilles de l’océan ne sont pas troublées par les remous agités de la surface.
Inspirez en prenant conscience, expirez profondément, savourez, et ne faites plus qu’un avec le profond sentiment de paix et de tranquillité en train de s’éveiller.
— PIERRE BONNASSE
Nouveau Regard — Le Journal de la Sophrologie

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Pratique de la réduction : trouver refuge en Soi
Quel que soit le nom qu’on lui donne, la pratique de la réduction participe de toutes les approches traditionnelles d’Orient et d’Occident. Au-delà des spécificités propres à chaque École, la conversion du regard demeure toujours le pivot de la démarche.
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Phénoménologie de la musique
Chef d’orchestre d’origine roumaine, Sergiu Celibidache (1912-1996) aborde la musique avec un nouveau regard. (…)
À l’instar de ce que proclame la philosophie non-duelle de l’Inde, la Conscience, qui se confond avec l’Être, est antérieure à l’apparition de tout concept et phénomène. Par conséquent, la reconnaissance de cette Conscience sans objet transcende le phénomène même d’intentionnalité qui appartient encore au monde de la dualité. Et selon ce point de vue, le but de la réduction est de nous « ramener » à cet espace d’accueil conscient qui est Unité au-delà du multiple, du sujet et de l’objet.
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Hommage à Arnaud Desjardins
Arnaud Desjardins nous a quitté le 10 août 2011 à l’âge de 86 ans. Il nous laisse une œuvre cinématographique et philosophique remarquable, qui dispense un enseignement universel et applicable par tous, résolument moderne, tout en restant fidèle à l’essence des traditions les plus anciennes.
À la lumière de cette éternelle sagesse, son départ ne peut que nous rappeler, avec le titre de son dernier livre, à tenter de reconnaître « la paix toujours présente », cette joie qui demeure, et qui, comme le soleil, continue toujours de briller derrière les nuages les plus noirs et les orages les plus violents de notre existence.
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La Conscience est toujours en vacances...
« Pour que la Conscience soit connue ! » La devise de la sophrologie est une invitation directe à connaître la Conscience. L’Entraînement quotidien est, en théorie, le moyen de parvenir à cette connaissance. Mais la Conscience peut-elle être réellement connue ? D’aucuns diront que oui, que la Conscience peut être connue, et certains diront même qu’elle peut être transformée. Mais en est-il vraiment ainsi ?
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La magie de l'émotion
Le nouveau regard phénoménologique n’est pas un concept faisant suite à d’autres, une idée, une pratique ou une réalité nouvelle. Dans ce sens il serait même, dans la littérature spirituelle, une réalité des plus ancestrales, songeant à ces sages visionnaires de l’Inde ancienne, ces Rishis de l’Himalaya, où la sophrologie trouve une part de ses racines.
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La bienveillance, pré-requis de la pratique sophrologique
La bienveillance se définit généralement comme la disposition favorable envers quelqu’un, le fait de souhaiter le bonheur à l’autre, et en ce sens, elle est inextricablement liée à la notion de compassion, elle-même définie par la capacité d’éprouver et de partager la souffrance d’autrui.
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L'espace bienheureux du nouveau regard

L’ESSA, qui vient d’obtenir son titre de RNCP, continue d’évoluer et de travailler dans le sens d’une meilleure reconnaissance de notre métier, avec un programme qui ne cesse de s’enrichir de thèmes importants abordés par des formateurs qualifiés. Et c’est au nom de toute l’équipe que nous vous souhaitons une très bonne année 2014 sous le signe de la conscience ! Comme le rappelle constamment la sagesse indienne, celui qui demeure dans la conscience se trouve dès maintenant paisible, heureux et libre de toute chaîne. Et comme en témoigne encore la variété des articles présentés ici, cette sagesse trouve une résonance particulière et une application concrète dans la sophrologie et dans l’approche phénoménologique. En nous invitant à percevoir le phénomène dans son apparaître et à percevoir attentivement notre manière d’entrer en relation avec soi-même et avec le monde, l’entraînement nous éveille au mystère de cet espace phronique dans lequel se révèle une perception et une alliance authentiques, en amont des idées et des jugements, des mots et des concepts.
En même temps, si l’attitude phénoménologique m’invite sans cesse à reconnaître cette “région” dans sa fraîcheur, elle me demande aussi, à chaque fois, de tenter de la redéfinir, de la décrire, de la redonner à voir, à pressentir, à reconnaître et à partager avec l’autre dans le vécu réconciliant de la rencontre et de la corrélation. La prise de conscience de cet acte noético-noématique et de son arrière-plan toujours présent, de cet espace dans lequel se produit la rencontre, me demande une attention toujours renouvelée, sans tension, libre de toute saisie. Si au départ l’attention s’appuie sur un objet, la conversion du regard impliquée dans l’acte de réduction la libère peu à peu non seulement de l’objet, mais également de la forme, du concept et de tout contenu. C’est ainsi qu’entre le sophrologue et le sophronisant s’instaure alors une alliance qui s’inscrit et s’opère dans cet espace phronique qui m’apparaît à chaque fois comme une transparence naturellement bienveillante et joyeuse, où sujet et objet disparaissent dans le silence impersonnel d’un regard nouveau, véritable “lien d’amour” auquel la réduction — pivot de la pratique — m’invite sans cesse à revenir après l’avoir reconnu. Dans cette suspension des sujets, la réalité de l’alliance se confond avec l’essence de l’être dans l’intimité même de cet espace phronique, sans limite ni forme, transparent, accueillant et tout-embrassant comme le ciel. Le ciel de la conscience se dévoile comme un arrière-plan témoin toujours tranquille et débordant de vie, un espace conciliant, structurant et unifiant, un lieu de partage, de rencontre et d’échanges, une source de joie pure dans laquelle l’autre et moi s’abreuvent et s’effacent pour se reconnaître en tant qu’ÊTRE, en tant que JE SUIS.
— PIERRE BONNASSE
Nouveau Regard — Le Journal de la Sophrologie
