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Inclut
"La Guerre Sainte" de René Daumal
412 pages,
19,5 euros.
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Quatrième
de couverture:
Présentation de l'éditeur
Trop souvent accusé d'être " impuissant ", le langage aurait tendance à le devenir de plus en plus... Cet essai dénonce la propagation de la "parole putanisée", le verbiage de la consommation, en opposition à la quête d'un langage clair, nouveau et universel qui, en appliquant le " principe de relativité ", témoigne d'une parole objective, fruit d'un travail intérieur de conscientisation, issu du " verbe créateur ". Cet ouvrage, qui est aussi un essai sur l'art, est une application concrète du travail intérieur sur les mécanismes du langage. Il propose de retrouver les pouvoirs perdus de la parole via un processus évolutif de la conscience. Il tente de reconstituer ce que l'écrivain René Daumal, auteur de La Grande Beuverie, nommait " le véritable mode d'emploi de la parole " et ouvre une nouvelle porte permettant de sortir du cercle de la confusion des langues (la parole creuse) pour accéder à la véritable liberté d'une " parole pleine ", jaillissant du cœur de l'être.
Biographie de l'auteur
Pierre Bonnasse, né en 1979, est chercheur en sciences humaines à l'université de Pau où il travaille sur les états modifiés de la conscience et les variétés de l'expérience religieuse. Il a publié :
Les voix de l'extase, aux Éditions Trouble Fête en juin 2005.
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«La
Poésie Blanche lie les langues au feu ésotérique d’un même
cercle : elle s’oppose au morcellement de l’être par
l’unité, au chaos par l’harmonie et apporte une solution
à la dissolution, perçant ainsi les secrets sibyllins de la
connaissance. Le monde à l’envers est enfin remis à
l’endroit, la parole peut à nouveau se tenir droite sur ses
pieds pour marcher jusqu’à la cible, briser les « miroirs
menteurs » et proclamer l’unité du Moi. Dans cette réconciliation
avec le monde et les mots, dans ce combat contre l’homme
tronçonné et contre l’illusion, l’ouvrier du verbe re-né
ré-apprend peu à peu à parler pour dire.
Il cherche à devenir cet Homme Analogue grimpant sur la pente
surhumaine du développement harmonique, ce travailleur acharné
et conscient qui s’attache à saisir le sommet salvateur de
la Connaissance, afin de rendre sa parole aussi blanche que
les neiges d’En-haut.
» (P. B.) |
à
lire :
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« Et
moi qui n'ai pas d'autre arme, dans le monde de César, que
la parole, moi qui n'ai d'autre monnaie, dans le monde de César,
que des mots, parlerai-je ? Je
parlerai pour m'appeler à la guerre sainte. Je parlerai pour dénoncer
les traîtres que j'ai nourris. Je parlerai pour que mes paroles
fassent honte à mes actions, jusqu'au jour où une paix cuirassée
de tonnerre régnera dans la chambre de l'éternel vainqueur. »
René
Daumal, « la Guerre Sainte »

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